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Szukaj

Les premiers jours avec un nouveau-né. Un tourbillon de bonheur… ou un véritable chaos ?


Il y a cette image que l’on porte en soi pendant la grossesse.Celle des premiers jours avec son bébé.Un cocon de douceur, de calme, d’amour évident.

Et puis il y a la réalité, souvent plus floue, plus bruyante… et parfois déroutante.On se demande en silence :« Est-ce que je suis la seule à ne pas me sentir comme dans les films ? »

Si vous vous êtes déjà posé cette question, vous n’êtes pas seule.

Quand personne ne nous prépare vraiment

Pour beaucoup de mamans, les jours qui suivent l’accouchement sont censés être heureux.Et ils le sont, bien sûr.Mais ils peuvent aussi être épuisants, bouleversants, parfois violents émotionnellement.

Je suis tombée moi-même dans ce piège.Je pensais être préparée.J’avais lu, observé, écouté. Et pourtant… je ne l’étais pas.

C’était pendant le COVID. Les visites étaient interdites ou extrêmement limitées.Les sages-femmes entraient rapidement, masquées, pressées.Les cours de préparation à la naissance avaient été annulés. Il n’y avait personne à qui poser des questions simples, humaines.

Alors je cherchais des réponses sur internet. Et plus je lisais des histoires difficiles, plus mon angoisse grandissait. Au lieu de me rassurer, je m’enfonçais.

« Ça va aller »… mais comment ?

Quand je demandais à ma maman si l’accouchement faisait mal, elle me répondait :« Non, tu verras, ça va aller. »

Je voulais la croire.J’avais entendu tellement de choses sur la péridurale que je m’étais convaincue que je pouvais m’en passer. Je pensais que ce serait plus « naturel ».Plus fort.

J’ai tenu longtemps.Très longtemps.Huit heures de douleur, à refuser ce que les sages-femmes me proposaient avec bienveillance.

Jusqu’au moment où je me suis retrouvée par terre, incapable de continuer.Quand j’ai enfin accepté la péridurale, j’ai eu une seule pensée :« Mais pourquoi j’ai attendu si longtemps ? »

À cet instant-là, j’étais au paradis.Et j’ai compris une chose importante :je n’avais rien à prouver à personne.

Les illusions de la maternité parfaite

Je pensais aussi que l’allaitement serait simple.On pose le bébé au sein, et tout coule de source.C’est ce qu’on voit dans les films.C’est ce que j’avais vu autour de moi.

Je n’ai pas osé demander de l’aide.J’étais persuadée de devoir tout savoir.Tout faire seule.

La réalité m’a rattrapée très vite.

Mon premier enfant pleurait énormément.Un bébé dit high need baby, en demande constante de contact, de présence, de réassurance. Il avait un reflux très important. Il dormait parfois… quinze minutes.Trente, au maximum.

Quand je rentrais à la maison, il pleurait.Et moi aussi.

Je me souviens de ces larmes, encore et encore.D’un sentiment de solitude immense.D’une dépression post-partum dont il a été difficile de sortir.

Apprendre à demander de l’aide

J’ai eu la chance d’avoir un mari présent, malgré un contexte compliqué et des travaux à la maison.Il a beaucoup porté notre enfant.Beaucoup soutenu.

Mais surtout, j’ai appris — lentement — à demander de l’aide.À dire ce dont j’avais besoin.À accepter que je ne pouvais pas tout faire seule.

Avec mon deuxième enfant, tout a été différent.

Dès mon arrivée à la maternité, j’ai demandé la péridurale.Je me suis allongée, j’ai respiré.J’ai attendu la naissance avec sérénité.

L’accouchement a été beau. Plus rapide.Je garde un souvenir apaisé de ce moment.

Chaque bébé est différent

Notre fille était plus calme.Elle dormait parfois cinq heures d’affilée.Et moi… je restais à côté de son lit, à vérifier si elle respirait.

C’était nouveau.Étrange.Presque inquiétant.

Et j’ai compris une chose essentielle :chaque enfant a son propre rythme.

Avec elle, j’ai su demander de l’aide plus tôt.Appeler ma sœur.Me reposer.Laisser quelqu’un bercer mon bébé pendant que je prenais une douche.

Ces moments-là ne sont pas un luxe.Ils sont nécessaires.

Le post-partum : un tsunami hormonal

Le post-partum est une période intense.Le corps est fatigué.Les hormones font pleurer pour un rien.Tout touche, tout bouleverse.

Et pourtant, on en parle si peu.

Alors je veux vous dire ceci :si vous pouvez demander de l’aide, faites-le.À votre famille.À une amie.À un professionnel.

Vous avez porté la vie.Vous avez le droit d’être soutenue.

Aujourd’hui, avec le recul…

Grâce à mes formations autour du nouveau-né, auprès de sages-femmes et de photographes spécialisés à l’étranger, j’ai appris à comprendre des situations que je ne comprenais pas à l’époque :le reflux, les pleurs intenses, le besoin de contact.

Aujourd’hui, je suis plus informée.Mais à ce moment-là, je ne l’étais pas.

C’est pour cela que je dis toujours aux parents :lisez, informez-vous, posez des questions.N’ayez jamais peur de demander de l’aide.

Une maternité imparfaite… et profondément humaine

À Noël, nous sortons nos albums photo.Nous les regardons avec nos enfants.

Notre fils, qui a quatre ans, regarde ses photos de bébé et dit toujours :« Mais ce n’est pas moi… c’est ma petite sœur. Moi, je n’étais pas si petit ! »

Et nous sourions.Parce que ces images racontent notre histoire.

Une histoire imparfaite.Mais vraie.Pleine d’amour.

Ce que je sais aujourd’hui grâce à l’expérience et aux formations

Il m’arrive souvent de penser que j’aurais aimé, à l’époque, savoir ce que je sais aujourd’hui.Comprendre le reflux, savoir comment porter un bébé après la tétée, comment l’apaiser, comment l’aider à s’endormir sans stress.

Ce calme que j’ai maintenant ne vient pas de nulle part.Il est né de mon expérience de maman, mais aussi des formations professionnelles que j’ai suivies auprès de sages-femmes et de formatrices spécialisées en photographie de nouveau-né à l’étranger.

Aujourd’hui, dans mon studio photo à Aiguillon, en Lot-et-Garonne, je travaille avec les bébés dans le respect total de leur rythme.Les parents le ressentent immédiatement — et souvent, ils me disent combien cela les rassure.

C’est ce mélange d’expérience, d’apprentissage et de douceur que j’ai à cœur d’offrir à chaque famille...

Si je pouvais revenir en arrière, je me dirais simplement :

« Tu ne fais rien de mal. Tu apprends. Et un jour, tu sauras. »

 
 
 

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