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Szukaj

Allaitement ou biberon… et si on arrêtait enfin de se comparer ?


Avant de devenir maman, je pensais que certaines choses allaient de soi.L’allaitement en faisait partie. Dans ma tête, c’était simple : on met le bébé au sein, il tète, et tout se met en place naturellement.

Je n’ai pas vraiment posé de questions. Peut-être par pudeur, peut-être parce que je voulais prouver que je pouvais y arriver seule. J’avais vu des femmes allaiter autour de moi, j’avais vu des films, j’avais vu ma propre maman nourrir ses enfants… alors pourquoi pas moi ?

La réalité a été beaucoup plus complexe.

Il y a eu des moments incroyablement beaux. Des instants suspendus, où le monde s’arrête, où il n’y a que ce petit être contre soi. Mais il y a eu aussi la fatigue immense, les nuits hachées, les réveils toutes les quinze ou trente minutes. Mon fils avait besoin de manger souvent, mais surtout d’être rassuré, porté, collé contre nous.

À ce moment-là, je ne savais pas encore mettre un mot dessus. Aujourd’hui, je sais que c’était un bébé à grands besoins.

Nous avons essayé le biberon. Plusieurs fois. Plusieurs marques. Beaucoup d’espoir.Mais rien ne fonctionnait. Son refus était total, et ses pleurs me brisaient le cœur.

Avec le recul, je sais que si nous avions insisté, il aurait peut-être fini par accepter. Mais à ce moment-là, je n’en étais pas capable. Son cri était trop fort, trop angoissé, et mon cœur de maman n’arrivait pas à passer outre.

Alors j’ai continué à allaiter.

Quand je suis retombée enceinte, j’ai dû arrêter. Ce fut un moment très chargé émotionnellement. Il y avait un sentiment de perte, mais aussi – et je l’avoue sans honte – un immense soulagement. Les nuits sont redevenues plus longues. Le sommeil est revenu. Le corps a respiré.

Et c’est là que j’ai compris quelque chose d’essentiel :il n’existe pas une seule bonne manière de nourrir son enfant.

Il existe votre manière. Celle qui respecte votre bébé, mais aussi votre énergie, votre santé mentale, votre équilibre !

Allaitement, biberon, mixte… aucun de ces choix ne définit la valeur d’une mère.

Aujourd’hui, dans mon studio photo, je ne pose jamais cette question pour juger. Je m’adapte. Toujours. Parce que je sais à quel point ces décisions sont intimes, parfois douloureuses, souvent remplies de doutes.

Pourquoi des familles viennent jusqu’à Aiguillon 47 pour une séance nouveau-né ?

Parfois, les parents me le disent presque à voix basse, comme s’ils n’étaient pas sûrs d’oser.« On a fait pas mal de route… mais quelque chose chez vous nous a touchés. »

Ils viennent d’Agen, de Nérac, de Villeneuve-sur-Lot, parfois même d’Arcachon. Et à chaque fois, je suis profondément reconnaissante qu’ils aient choisi de venir jusqu’à mon studio en Lot et Garonne. Ce n’est pas seulement pour les photos.

Bien sûr, ils aiment la lumière, le style, la douceur des images. Mais ce qu’ils évoquent le plus souvent, ce n’est pas ça.C’est le fait de ne pas se sentir pressés. De sentir que leur bébé est respecté. D’être écoutés.

Dans mon studio, une séance nouveau-né n’est jamais une course contre la montre.Un bébé n’a pas d’horaire. Il a des besoins.

S’il faut nourrir, on nourrit.S’il faut bercer longtemps, on berce.S’il faut faire une pause, on la fait.

Je sais ce que c’est d’avoir un bébé sensible. Je sais ce que c’est de passer du temps à l’habiller, à le calmer, à le rassurer. Je l’ai vécu.

Mon approche vient de là. De mon histoire de maman, mais aussi des formations que j’ai suivies avec des sages-femmes et des formatrices spécialisées en photographie de nouveau-né à l’étranger. Ce mélange d’expérience personnelle et de savoir professionnel me permet aujourd’hui de comprendre les signaux d’un bébé, et surtout de respecter son rythme.


Quand je suis arrivée en France sans parler la langue, avec seulement quelques mots comme bonjour et merci, j’ai rencontré des personnes profondément humaines. Cette bienveillance m’a marquée. Et aujourd’hui, j’essaie de la transmettre à chaque famille que j’accueille.

Parce qu’au fond, ce qui compte le plus, ce ne sont pas seulement les images. Ce sont les souvenirs, et la façon dont on se sent en les créant.

 
 
 

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